Le transport fluvial

Un mode de transport qui résiste bien à la crise

Le transport fluvial est un mode de transport qui utilise le réseau des voies navigables national et international. Il présente de nombreux atouts en termes de logistique, de sécurité et de respect de l'environnement.

Moins développé en France que dans d'autres pays européens comme les Pays Bas ou l'Allemagne, le transport fluvial fait depuis quelques années l'objet d'un regain d'intérêt de la part du monde public et privé.

Du fait de la crise économique, les transports intérieurs de marchandises ont subi en 2008 et 2009 une chute sans précédent, passant de 424,9 milliards de tonnes kilomètres en 2007 à 344,1 milliards de tonnes kilomètres en 2009 tous modes de transport confondus.

Parmi les différents modes de transport, le transport fluvial est celui qui a le mieux résisté, passant en 2007 et 2008 de 7,5 à 7,4 milliards de tonnes kilomètre. Face à une diminution générale de 14,7% du volume transporté entre 2008 et 2009, le volume de marchandises transportées sur les fleuves et canaux ne diminue que de 1,1% (-14,3% pour le transport routier, -20,9% pour le transport ferroviaire, -13,1% pour le transport par oléoducs).

Après une phase de croissance entre 2001 et 2006 (passant de 6,7 milliards de t/k à 8 milliards de t/k), le transport de marchandises par voie fluviale s’est stabilisé autour de 7,5 milliards de t/k à partir de 2007, avant de dépasser à nouveau les 8 milliards de t/k en 2010.

Ces chiffres encourageants pour le transport fluvial en contexte de crise sont différents selon les marchandises transportées. Les bons résultats enregistrés par la filière agroalimentaire et par celle des produits manufacturés permettent ainsi de compenser les diminutions affectant les filières de la métallurgie et de la chimie et, dans une moindre mesure, des matériaux de construction.

Si le transport par voie d’eau conserve son rang parmi les modes de transport modernes, c’est parce qu’il offre de nombreux avantages. Empruntant le seul réseau de transport non saturé, il garantit en premier lieu une grande fiabilité dans les délais d’acheminement et de livraison. Par ailleurs, le coût de transport par voie d’eau est particulièrement compétitif, variant entre 2 et 2,5 centimes d’euros suivant le réseau emprunté. Avec une consommation de 1 litre de carburant aux 100 km pour transporter une tonne de marchandises, le transport fluvial est, de loin, le mode de transport le moins polluant (par comparaison, un ensemble tracteur semi-remorque consomme 38% de plus qu’un automoteur Freycinet). Enfin, c’est un moyen de transport efficace : une seule péniche Freycinet, qui navigue sur les plus petits canaux de France, transporte de 250 à 350 tonnes de marchandises, soit l’équivalent de 10 à 14 camions. Quant aux grands convois, constitués de barges propulsées par un pousseur, qui circulent sur les fleuves et les canaux à grand gabarit, ils peuvent atteindre 5000 tonnes, soit l’équivalent de 200 camions.

Le transport fluvial a aujourd’hui un fort potentiel de développement. Il répond aux attentes d’industriels de plus en plus nombreux, mais aussi aux attentes d’une société concernée par le développement durable et la raréfaction des ressources énergétiques.

 

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